Vigeo attribue le trophée de la responsabilité sociale à 8 entreprises parmi 40 cotées en Bourse
Contrairement à la notation sollicitée, l'initiative d'évaluer la responsabilité sociale des entreprises cotées revient directement au cabinet. Une vingtaine de critères a servi de base au classement.

C ’est lundi 30 janvier que le cabinet international Vigeo
rendra publique la notation sociale des 40 plus grandes entreprises
cotées à la Bourse de Casablanca. Selon Fouad Benseddik, directeur des
méthodes au sein de Vigeo, «l’initiative ne vient pas des entreprises,
mais du cabinet qui a voulu élaborer un travail destiné à plus d’une
centaine d’investisseurs et de gérants d’actifs internationaux, clients
de Vigeo». Car, désormais, ces opérateurs financiers prennent en compte
dans leurs choix d’investissement la capacité des entreprises à prouver
qu’elles respectent non seulement les législations locales mais aussi
les principes universels et les normes portant sur le respect des droits
de l’homme, l’environnement, la valorisation du capital humain, la
gouvernance responsable et l’éthique des affaires.
Selon M.
Benseddik, les évaluations sont destinées à deux catégories
d’investisseurs, les entreprises qui pratiquent l’investissement
socialement responsable (ISR), c’est-à-dire des placements qui prennent
en compte les critères liés à l’environnement, social et la gouvernance
des entreprises ou encore les investisseurs classiques qui commencent à
s’intéresser aux critères de la responsabilité sociale des entreprises
parce que «les résultats financiers ne présentent plus l’assurance d’une
durabilité des performances».
250 indicateurs passés en revue
D’après
les premières indiscrétions, huit entreprises recevront le trophée
«top-performer» qui récompense celles qui sont les plus engagées sur les
critères composant le référentiel de Vigeo. Toutes les entreprises ont
été évaluées au regard de 20 critères et de près de 250 indicateurs, à
partir de leurs informations publiques. Plusieurs points sont passés en
revue tels que le respect des droits humains, l’amélioration des
conditions d’emploi et de travail et les relations professionnelles, la
protection de l’environnement, la prévention de la corruption, le
respect des règles de la saine concurrence, le renforcement de la
transparence du gouvernement d’entreprise, le respect des intérêts des
clients et des consommateurs, la promotion de la responsabilité sociale
des fournisseurs et sous-traitants ainsi que le développement de
l’engagement sociétal.
Pour l’heure, M. Benseddik précise qu’au Maroc
«il n’y a pas encore de pression réglementaire pour la publication des
indicateurs sociaux». Du coup, les entreprises marocaines ne se sentent
pas obligées de rendre publiques ces informations.
2012-01-30




