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  Casablanca: Colère des hôteliers d’Aïn Diab



Les nuisances sonores leur font perdre des clients
Un collectif des riverains et de professionnels constitué
Pétitions, plaintes en justice… se multiplient

Casablanca: Colère des hôteliers d’Aïn Diab

Le soir, la Corniche de Casablanca se transforme en cabaret à ciel ouvert. Les hauts parleurs crachent leurs décibels à fond, au grand dam des riverains et des hôteliers qui perdent de nombreux clients

            

SPORT, détente et bronzette le jour,.

. bagarres, soûleries et insomnies la nuit. La Corniche de Casablanca vit au rythme de l’été. Un rythme que n’arrivent pas à suivre les riverains et les hôtels de la côte casablancaise. En effet, impossible pour eux de fermer l’œil en raison du tapage qui règne à partir de 22 h 00 et ce, jusqu’à l’aube. «La situation est intenable. On est d’accord pour animer la côte, mais on peut faire baisser la musique», souligne une habitante du quartier. Le calvaire dure depuis 4 ans, juste après que la commune d’Aïn Diab ait décidé d’accorder des droits d’exploitation des plages à des particuliers. Ces derniers y installent des buvettes qui tournent à plein régime. Et dès la tombée de la nuit, ces dernières se transforment en cabarets à ciel ouvert, avec des hauts parleurs crachant leurs décibels à tous vents. Pourtant, la législation sur les nuisances sonores est claire sur ce sujet: l’article 47 de la loi 11-03 stipule «Les bruits et les vibrations sonores quelles qu’en soient l’origine et la nature, susceptibles de causer une gêne pour le voisinage (….) et l’utilisation de hauts parleurs doivent être supprimés ou réduits…». A cause du non respect de ce cahier des charges, des professionnels hôteliers affirment avoir perdu des clients. Des plaintes ont été déposées et une pétition signée par le collectif des habitants du quartier. L’affaire porte préjudice aux hôteliers de la place, également signataires de la pétition. «Les agences de réservation conseillent aux touristes de ne plus venir dans nos hôtels. A ce jour, on a perdu 30% de notre clientèle et la situation risque d’empirer avec le mois de Ramadan», affirme Brahim Hida, directeur de l’hôtel Val d’Anfa.
«Un bureau d’expertise agréé (LPEE), s’est penché sur l’affaire. Une plainte a été déposée auprès du tribunal, en vain », ajoute l’hôtelier. Désespéré, le collectif des habitants d’Aïn Diab a demandé audience au wali du Grand Casablanca afin qu’il intervienne «pour mettre définitivement un terme à l’usage abusif des autorisations accordées par la commune».


Badr KIDISS, Journaliste-stagiaire ESJC

Le 2011/07/29



Source :   L’Economiste
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