La formation maritime a le vent en poupe
A l'occasion de la Journée mondiale des gens de la mer, un point particulier a été porté aux politiques favorisant la formation et l'emploi des gens dans le secteur maritime et l'amélioration des conditions de travail.
En marge de la Journée mondiale des gens de la mer, l'ISEM (Institut
supérieur des études maritimes) de Casablanca a initié jeudi dernier
une rencontre sur le thème « L'officier de la marine marchande: un
métier, des expériences». Ratissant large, cette réunion aura eu le
mérite de se traduire par des recommandations pour le moins
appropriées. Professionnels du secteur maritime et portuaire,
administrations et gens de la mer se sont accordés à dire que la
nouvelle donne qui régit les échanges maritimes appelle à plus «
d'éclectisme ».
Les uns et les autres ont ainsi insisté sur la
nécessité de développer la formation maritime et sur l'ouverture sur de
nouvelles compétences pour les officiers formés au niveau de la capitale
économique. Ces acteurs ont-ils renchéri, jouent un rôle structurant
dans différents métiers (officier de port, d'expert maritime, pilote
maritime ou patron de remorqueur en haute mer).
Mettant l'accent
sur le besoin d'institutionnaliser et d'œuvrer à encourager les jeunes
casablancais et ceux qui viennent des autres villes du Royaume à
s'intéresser de plus en plus aux différents métiers liés à la mer et la
profession de marin, les participants à la rencontre de l'ISEM ont
plaidé pour la promotion des politiques favorisant la formation et
l'emploi des gens de la mer et l'amélioration des conditions de travail.
Espace d'échanges, d'expériences et d'informations pour une prise en
compte de ce qui se fait ailleurs, la réunion de Casablanca vise à
contribuer à l'essor du développement du secteur maritime et portuaire, à
évaluer les exigences de la sûreté et de la sécurité liées au navire et
à la marchandise ainsi qu'à développer les synergies et les
partenariats entre les associations maritimes et portuaires. Sur tous
ces registres, les participants ont prôné des actions s'inscrivant dans
la durée en les institutionnalisant.
Dans cette foulée, les
interventions ont traité du parcours professionnel de l'officier de la
marine marchande dans les différents métiers liés aux secteurs maritime
et portuaire. Outre le contrôle technique des navires, les missions de
l'officier du port et de l'évolution des missions de classification, des
panels ont traité de l'importance des services aux navires comme le
pilotage, le remorquage et l'expertise maritime dans le secteur du
transport maritime.
Autant d'axes qui sont pris en considération par
l'ISEM. Depuis sa création, ce fleuron de l'enseignement supérieur
s'est attelé à assurer la formation, le recyclage et le perfectionnement
du personnel navigant nécessaire au développement de la flotte
nationale dans la mesure ou plus de 90% des échanges extérieurs du Maroc
sont effectués par voie maritime. Pour rappel, l'Organisation maritime
internationale (OMI) a adopté lors de la conférence, qui s'est tenue à
Manille en juin 2010, les amendements à la Convention Internationale de
1978 sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des
brevets et de veille (STCW). Etant désireuse qu'une reconnaissance soit
exprimée chaque année aux gens de mer du monde entier, l'OMI a décidé de
proclamer le 25 juin de chaque année comme étant «La journée des gens
de mer» en encourageant les gouvernements, les organisations du secteur
maritime, les compagnies, les propriétaires de navires et toutes les
parties intéressées à dûment promouvoir cette journée et à prendre les
mesures pour la célébrer à sa juste valeur.
La contribution
unique qu'apporte les 1,5 million de gens de mer de partout au monde est
ainsi mise en exergue par les 169 États membres de l'OMI. Environ 90 %
des échanges commerciaux mondiaux sont effectués en haute mer à bord de
bâtiments sur lesquels sont en service des marins qui ont une vie à
risques (blessures, tempêtes, naufrages, actes de piraterie. Les gens de
mer d'aujourd'hui proviennent de plus d'une centaine de pays
différents, dont les deux tiers en voie de développement.
Formation et informations
L'Institut supérieur d'études maritimes (ISEM) est un établissement étatique de formation des cadres supérieurs. Il relève du ministère de l'Équipement et du Transport.C'est l'unique établissement de formation des officiers de la marine marchande au Maroc. Situé à Casablanca, l'ISEM a une capacité d'accueil de 400 étudiants dont 300 en régime d'internat. L'ISEM a succédé en 1978 à l'Ecole nationale des officiers de la marine marchande (ENOMM) qui a été créée en 1957. Près de 3 000 diplômes d'officiers, toutes spécialités confondues, ont été délivrés depuis cette date. Un grand intérêt est octroyé à l'accès aux nouvelles technologies de l'information et de la communication pour une large diffusion et un partage effectif des connaissances. Les cycles de formation d'officiers de la marine marchande ouverts à l'ISEM comprennent des formations relatives aux deux sections « Pont » et « Machine » en vue de l'obtention des diplômes de lieutenant et de capitaine. Les programmes de ces cycles de formation répondent aux standards requis par la convention STCW (Convention de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille).




